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Les médicaments contre-indiqués pendant la grossesse (2/2)

L’automédication a ses conséquences sur la grossesse et il est important de prendre connaissance de certaines contre-indications. Voici quelques cas de prise de médicaments auxquels il faut faire attention.
Date : 17-08-2009


 

> Les médicaments contre le rhume

Certains comprimés utilisés dans le traitement du rhume contiennent un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) pour combattre les maux de tête. Des effets néfastes pour la mère et l'enfant à naître ont été mis en évidence lorsque les AINS sont utilisés au cours des quatre derniers mois de la grossesse ; pendant cette période, le risque existe même avec une seule prise et même si la grossesse est à terme.

De plus, les traitements oraux du rhume contiennent généralement des vasoconstricteurs décongestionnants (médicaments qui diminuent le diamètre des vaisseaux sanguins comme la pseudoéphédrine ou la phényléphrine) ou des antihistaminiques (chlorphénamine par exemple). Par prudence, l'usage des vasoconstricteurs est déconseillé chez la femme enceinte. Les médicaments contenant un antihistaminique peuvent être utilisés ponctuellement pendant la grossesse, à condition de respecter la posologie recommandée. Leur utilisation dans les jours qui ont précédés l'accouchement doit être signalée au médecin. En effet, une surveillance particulière du nouveau-né peut être nécessaire. Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

> Prudence en cas de prise de somnifères

Les somnifères ne doivent pas être utilisés sans avis médical pendant la grossesse. La prise répétée d'un somnifère dans la semaine qui précède l'accouchement n'est pas recommandée car ces produits restent actifs chez le nouveau-né. Si c'est le cas, prévenez votre médecin afin que votre enfant bénéficie éventuellement d'une surveillance renforcée pendant quelques jours.

> Et les vaccins ?

On distingue plusieurs types de vaccin :

- Le vaccin contre la rubéole est contre-indiqué. Néanmoins, si la vaccination est réalisée au début d'une grossesse méconnue, une interruption de grossesse n'est pas justifiée.

- Le vaccin contre la fièvre jaune n'est pas recommandé. Toutefois, le risque lié à la fièvre jaune est infiniment supérieur à celui que fait courir la vaccination. Si un séjour dans une région où la fièvre jaune est présente ne peut être évité, la vaccination reste obligatoire.

- Les vaccins contre l'hépatite A et l'hépatite B sont déconseillés, en raison du manque de recul.

- Le vaccin antidiphtérique n'est pas recommandé.

- La vaccination contre le tétanos et la poliomyélite peut être pratiquée pendant la grossesse.

> Le cas de l'homéopathie et de la phytothérapie

Pendant la grossesse, et pour les problèmes mineurs, les médicaments homéopathiques peuvent être utilisés, à l'exception des teintures mères et des dilutions 1 DH qui contiennent de l'alcool. La prudence reste pourtant de mise, d'autant que certaines spécialités contiennent une association d'homéopathie et de substances relevant de la médecine classique. Dans tous les cas, assurez-vous auprès de votre pharmacien que cette association n'est pas contre-indiquée dans votre situation. La phytothérapie n'est pas sans risques car les plantes, comme les médicaments, peuvent avoir des effets négatifs sur le fœtus. De plus aucune étude de produits de phytothérapie n'a été menée pour en évaluer les effets pendant la grossesse. N'utilisez des produits à base de plantes qu'après avis médical.