Angine de poitrine et infarctus : comment les prévenir
L'angine de poitrine (ou angor) et l'infractus du myocarde sont responsables d'environ 15 000 décès chaque année en France. Ces maladies sont, le plus souvent, la complication d'un excès chronique de cholestérol dans le sang, formant des dépôts sur la paroi interne des vaisseaux sanguins (les plaques d'athérome). Les mesures destinées à prévenir l'excès de cholestérol sont indispensables pour prévenir ces trop nombreux décès.
Date : 30-07-2009
Qu'appelle-t-on angor et infarctus ?
Lorsque les artères qui alimentent le coeur (les artères coronaires) sont atteintes d'athérosclérose (du fait d'un excès chronique de cholestérol dans le sang), leur diamètre diminue peu à peu, réduisant l'apport en oxygène. Les efforts, qui augmentent les besoins en oxygène du coeur, provoquent alors des douleurs dans la poitrine car le muscle cardiaque peine à effectuer son travail. Ce sont les crises d'angine de poitrine (ou angor).
Lorsque la privation d'oxygène est suffisamment grave pour entraîner la mort par asphyxie d'un grand nombre de cellules du muscle du coeur, on parle d'infarctus du myocarde (la crise cardiaque). Ce phénomène s'observe par exemple lorsqu'un fragment de plaque d'athérome se détache et va boucher une artère coronaire.
Les symptômes de l'angor et de l'infarctus du myocarde
Le plus souvent, une oxygénation insuffisante du coeur se traduit par une douleur située à l'arrière du sternum, au centre de la poitrine. La douleur peut irradier le long du bras gauche, mais aussi dans le dos, sur les côtés, en haut du ventre, dans le bras droit, la nuque, la mâchoire ou même les dents. Elle est sourde et évoque une lourdeur ou une sensation d'oppression.
Une douleur qui survient et disparaît en moins de quelques secondes est rarement causée par l'angine de poitrine. La douleur est généralement plus intense lorsque l'effort physique qui la provoque est associé à d'autres facteurs : prise d'un repas, exposition au froid ou au vent, ou stress psychologique. Lorsque l'effort cesse, la douleur s'atténue en quelques minutes.
Dans la moitié des cas environ, l'infarctus du myocarde est précédé de crises d'angine de poitrine. Les douleurs provoquées par un infarctus sont plus intenses que celles de l'angor et durent plus longtemps (plus de 20 minutes). Bien que la douleur à la poitrine soit habituellement le premier symptôme, près de 20 % des personnes concernées font un infarctus sans éprouver de douleur, en particulier les personnes diabétiques. D'autres symptômes peuvent se manifester : anxiété, troubles temporaires de la vision, essoufflement, vertiges, nausées et vomissements, transpiration, etc.
Les causes de l'angor et de l'infarctus du myocarde
L'angor et l'infarctus du myocarde sont des conséquences graves de l'athérosclérose et ont les mêmes causes. Cependant, toutes les crises d'angor ne sont pas nécessairement dues à une maladie coronarienne. Certaines sont attribuables à des spasmes des artères coronaires qui entraînent une constriction suffisante pour diminuer le débit sanguin dans ces vaisseaux. C'est l'angor de Prinzmetal dont l'origine est inconnue.
Le diagnostic de l'angor et de l'infarctus du myocarde
Dans un premier temps, le médecin interroge le patient pour évaluer la gravité des symptômes et déterminer les facteurs qui les déclenchent (effort, repas, stress, etc.). Il peut également procéder à certains examens.
L'électrocardiogramme d'effort est l'examen le plus couramment pratiqué pour diagnostiquer une angine de poitrine. Une échographie du coeur peut le compléter ou une coronarographie : il s'agit d'examiner les artères coronaires aux rayons X, à l'aide d'un produit spécial (dit de contraste) injecté dans le sang. Cette technique permet de visualiser un rétrécissement dû à une plaque d'athérome.
La prévention de l'angor et de l'infarctus du myocarde
La prévention de l'angor et des infarctus repose sur les mêmes principes que celle de l'athérosclérose, donc de l'excès de cholestérol dans le sang. Elle inclut un programme d'exercices physiques supervisé par un médecin, l'abandon de la cigarette et la mise en place d'une alimentation équilibrée.
L'activité physique est un élément important du traitement de l'angor. Elle favorise la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui permettent de compenser les obstructions existantes. Chez les personnes qui ont eu un infarctus, une activité d'endurance modérée, dans le cadre d'un suivi médical, permet de se rétablir plus rapidement et de muscler les autres parties du coeur afin de compenser en partie la perte d'efficacité due à l'infarctus.
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